Comment passer sous silence que mon adorable Olivia en pain d'épices fête ses six premiers mois de vie aujourd'hui... Il y a 6 mois je faisais la connaissance de mon vampire. Je me doutais que cette rencontre changerait ma vie. Je m'attendais à ne plus avoir une minute à moi, à écourter mes nuits de sommeil, à voir l'air d'un zombie, à ne plus sortir, ne plus rien faire d'autre que du bébé... Je lisais livre sur livre qui me parlait de la difficulté des débuts, j'avais une tonne de personne autours de moi regorgeant d'histoires de coliques infernales, de nuits complètes sans sommeil... De tout ce que vous voulez.... Je m'attendais à la guerre voyez vous! Au champs de bataille, je n'attendais pas mon bébé mais bien mon cataclysme personnel!
Bref, je m'attendais à tout, sauf à ce qui m'est arrivé.
Olive est née.. A 01:44 am... Le premier novembre 2008. Etienne me l'a mise dans les bras. Jétais épuisée. Entrain de deverser la moitié de mon sang dans le lit. J'avoue avoir eu une petite hésitation. Dans les brumes de la douleur je me suis dit: Mais je fais quoi moi, avec ça? Pourquoi il l'a mette là. Ils voient pas que je ne suis pas capable de la tenir? J'avais peur de l'échapper, je tremblais comme une feuille... Je n'avais pas encore le reflexe maternel dans le tapis. C'est mon corps qui m'inquiétait.
Bref, je m'attendais à tout, sauf à ce qui m'est arrivé.
Olive est née.. A 01:44 am... Le premier novembre 2008. Etienne me l'a mise dans les bras. Jétais épuisée. Entrain de deverser la moitié de mon sang dans le lit. J'avoue avoir eu une petite hésitation. Dans les brumes de la douleur je me suis dit: Mais je fais quoi moi, avec ça? Pourquoi il l'a mette là. Ils voient pas que je ne suis pas capable de la tenir? J'avais peur de l'échapper, je tremblais comme une feuille... Je n'avais pas encore le reflexe maternel dans le tapis. C'est mon corps qui m'inquiétait.
Puis on me l'a prise. Mon petit paquet, pas du tout livré par la cigogne ou les indiens, s'en allait dans son incubateur, vers la néo-pédiatrie. Si mon coeur avait pu faire un bruit à ce moment là, on l'aurait entendu se déchirer. Là on peut dire que l'instinc a embarqué. En titi à part de ça! Heye... C'est avec mon bébé que vous partez. MON bébé... J'ai rué, pleuré, crié, menacé, négocié, re-pleuré. je veux mon bébé. Je veux aller le voir, je veux compter ses orteils, embrasser ses doigts, je veux la mettre au sein, je veux la sentir, la respirer, la toucher. Je veux lui murmurer les mots d'amour des mamans, la rassurer, lui dire que je suis là et que j'y serai toujours. Sans succès. J'étais trop faible.
Etienne faisait la navette comme un fou, prenant des photos, des films de ma fille, mon bébé à moi, mon amour, venant ensuite me décrire ses premières finesses, ses premiers soupirs. Autour de 7 heures, on m'a laissé la voir. J'étais assez forte. L'hémorragie avait cessé. En chaise roulante, les bras tremblants, je l'ai serré contre moi. Sa nature de vampire transparaissait déjà, frottant son petit nez sur ma superbe jaquette, cherchant le chemin de la bouffe!
Je ne peux pas vous dire exactement ce que j'ai ressenti à ce moment là, mais je sais que vous savez. J'ai su avec une certitude jamais éprouvée que j'aimerais cette petite chose avec une drôle de tête plus fort que tout, contre tout et de facon absolûment inconditionnelle. La plénitude que j'ai ressentie, le: je suis exactement ou je devrais être, je suis enfin complète, femme....
Etienne faisait la navette comme un fou, prenant des photos, des films de ma fille, mon bébé à moi, mon amour, venant ensuite me décrire ses premières finesses, ses premiers soupirs. Autour de 7 heures, on m'a laissé la voir. J'étais assez forte. L'hémorragie avait cessé. En chaise roulante, les bras tremblants, je l'ai serré contre moi. Sa nature de vampire transparaissait déjà, frottant son petit nez sur ma superbe jaquette, cherchant le chemin de la bouffe!
Je ne peux pas vous dire exactement ce que j'ai ressenti à ce moment là, mais je sais que vous savez. J'ai su avec une certitude jamais éprouvée que j'aimerais cette petite chose avec une drôle de tête plus fort que tout, contre tout et de facon absolûment inconditionnelle. La plénitude que j'ai ressentie, le: je suis exactement ou je devrais être, je suis enfin complète, femme....
Puis l'inquiétude. Elle pourrait mourir. Disparaitre. Être malade. Pas bien. Pas heureuse. Pour la miss-barricade-des-émotions que je suis, ça été un choc immense. J'aimais plus que jamais, plus que tout, plus que moi-même, un autre être vivant. Le risque de blessure, le potentiel de me faire briser le coeur etant énorme. Le coeur tout nu, sans défenses devant mon petit paquet de 7 livres. Mais sans l'envie habituellement habituelle de le reprendre, de ne pas risquer mon coeur.
L'élan d'amour ressentit reste à ce jour ma plus grande et plus totale surprise. Ma leçon de vie. Je ne croyais pas avoir tant de réserve, tant de, je ne trouve pas le mot, vous savez l'envie de tout donner, sans attendre quelque chose en retour... Ne riez pas, mais je comparais ça à l'adoption d'un chiot. Je m'attendais à ressentir la même genre de vague d'amour en un peu plus fort....
Absurde.
Parfois quand je tente d'expliquer mon amour pour ma fille à des amies sans enfant, je me sens comme une illuminée, préchant pour une secte! Expliquant en vain, les rouages du coeur qui changent du tout au tout. La profondeur, la douceur, la violence du sentiment. L'animalité de la chose. La viscéralité d'une telle forme de sentiment...La totalité de la maternité.
Six mois ont passé depuis. Six petits mois, des quels mon bébé naissant, indolent et dormeur est devenu une petite chose avec son propre caractère, ses sourires à croquer, ses éclats de rire, ses crises et ses frustrations de bébé, ses petites habitudes, ses attentions pour Etienne ou moi, sa façon d'être notre fille. Le NOTRE fille a aussi été un aprentissage. J'ai le MA fille assez présent. La laisser être elle même en est et en sera un autre... Bref. Six mois de bonheur absolu. Six mois à découvrir chaque jour que la vague d'amour du début s'enfle et ne cesse de grandir. Si la première fois que j'ai tenu ma fille je me suis dit que jamais je ne pourrais aimer plus que là sinon mon coeur allait exploser. Je peux dire que non, un coeur n'explose pas à force d'amour...Il grandit et laisse encore plus de place... Ça s'étire finalement un coeur!
Mon Olive est le plus beau cadeau que la vie m'a offert.
L'élan d'amour ressentit reste à ce jour ma plus grande et plus totale surprise. Ma leçon de vie. Je ne croyais pas avoir tant de réserve, tant de, je ne trouve pas le mot, vous savez l'envie de tout donner, sans attendre quelque chose en retour... Ne riez pas, mais je comparais ça à l'adoption d'un chiot. Je m'attendais à ressentir la même genre de vague d'amour en un peu plus fort....
Absurde.
Parfois quand je tente d'expliquer mon amour pour ma fille à des amies sans enfant, je me sens comme une illuminée, préchant pour une secte! Expliquant en vain, les rouages du coeur qui changent du tout au tout. La profondeur, la douceur, la violence du sentiment. L'animalité de la chose. La viscéralité d'une telle forme de sentiment...La totalité de la maternité.
Six mois ont passé depuis. Six petits mois, des quels mon bébé naissant, indolent et dormeur est devenu une petite chose avec son propre caractère, ses sourires à croquer, ses éclats de rire, ses crises et ses frustrations de bébé, ses petites habitudes, ses attentions pour Etienne ou moi, sa façon d'être notre fille. Le NOTRE fille a aussi été un aprentissage. J'ai le MA fille assez présent. La laisser être elle même en est et en sera un autre... Bref. Six mois de bonheur absolu. Six mois à découvrir chaque jour que la vague d'amour du début s'enfle et ne cesse de grandir. Si la première fois que j'ai tenu ma fille je me suis dit que jamais je ne pourrais aimer plus que là sinon mon coeur allait exploser. Je peux dire que non, un coeur n'explose pas à force d'amour...Il grandit et laisse encore plus de place... Ça s'étire finalement un coeur!
Mon Olive est le plus beau cadeau que la vie m'a offert.

20 comments:
Tres beau billet :)
Wow! Un très beau témoignage d'amour. Avec les hormones, j'ai la gorge serrée...
Même pas d'hormones, j'ai la gorge serrée! ;)
Merci pour ce beau billet. J'attends mon premier bébé et ma grossesse est disons ... difficile. Ça me fait du bien de lire une si belle histoire d'amour!
C'est tellement beau! Tu me donnes encore plus envie à ce beau moment que sera la naissance de ma fille cet été!
Oh wow... que c'est beau cet histoire !! J'en ai les larmes aux yeux... j'ai tellement hate de vivre ca ! Pis elle est tellement belle sur la photo, on dirait vraiment une p'tite poupée !!
Soeur, c'est super beau ce que tu écris
xx
Tout ce que j'ai envie de dire, c'est "Amen".
Tu décris très bien ce sentiment difficile a expliqué aux autres!
Tu écris très bien ! Ta fille sera si heureuse de relire ça un jour ! C'est vrai que c'est difficile à exprimer à quel point on peut les aimer ! Parfois on dirait que le verbe aimer n'est pas assez fort, qu'il faudrait inventer un autre mot !! :)
C'est très beau et tellement vrai!
On se sent "fragile" tellement on les aimes et tellement notre bonheur dépend maintenant du leur!
St-Sifri... tu m'as quasiment fait brailler. ♥
¨ca décrit tellemt bien ce que je ressent face à ma fille hihihi super beau!
Effectivement, ton récit est très touchant... C'est toujours un plaisir de te lire.
Julie
Wow, tu as mis en mots ce que je ressens aussi...
Quand, tout de suite après la naissance, ils m'ont mis Xavier dans les bras, je me suis aussi dit : Kâline, qu'est-ce que je vais faire avec cela? Il était tout gluant en plus, j'avais peur de l'échapper!
Ensuite, essayer d'expliquer à des gens qui n'ont pas encore eu d'enfants, comment c'est cet amour, tellement plus fort que tout!
Finalement, avoir parfois l'impression que le coeur va nous exploser tellement la vague d'amour est juste trop forte...
Beau billet!
C'est vrai qu'elle est franchement mignonne ta petite! J'ai été émue par ton témoignage à ta fille. Garde-le bien précieusement. Un jour, elle sera très heureuse de le lire.
Quelle belle ode à ton amour pour ta fille! T'es une animale. Une mère, quoi! :o)
Ah, et rajoute-moi stp à ton blog top secret.
barbeverte(@)videotron.ca
Wow ! Quel beau mot d'amour !
Elle est tellement belle ta fille; non pas que tu l'aimerais moins si elle était pas trop jojo mais tu nous la fait aimer également avec ces beaux mots et ce beau minois...
et me voilà en train de pleurer... encore tout frais dans ma mémoire la sensation de la naissance d'un enfant, l'effet d'une bombe dans la vie, l'effet controversé entre la peur et le désir.
Et dire que j'ai failli passer à côté de cela.
Tu ne pouvais mieux décrire le sentiment qui nous habite tous une fois cette étape de la vie passée...
Merci
Publier un commentaire